lundi 19 novembre 2018
Lifestyle

Des affiches pro-Poutine pour célébrer le Brexit dans les rues de la capitale

Mais que fait le portrait de Vladimir Poutine placardé sur les panneaux publicitaires de Londres ?

Portrait de Vladimir Poutine placardé sur les panneaux publicitaires de Londres, ici dans le quartier d'Hackney.

Vous faites peut-être partie des millions de londoniens qui ont été étonnés par la présence de ces affiches peu habituelles sur les billboards de la capitale.

Une campagne d’affichage au second degré

La présence de drapeaux russes dans les rues de Londres en a fait sursauter plus d’un. Visant à « célébrer le Brexit », cette campagne a laissé bien des passants perplexes. Mais pas de panique, l’initiative – signée par le collectif #ProudBear – vise à dénoncer le rôle présumé de la Russie dans le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

Brexit - ingérence Russe

« Célébrons un Brexit Rouge, Blanc, Bleu », annonce une affiche en référence au drapeau britannique mais aussi… au drapeau russe. Une autre présente le portrait de Boris Johnson agitant des drapeaux russes, suivi du message « Merci, Boris ! » avec des lettres inversées pour imiter l’alphabet cyrillique.

La Russie soupçonnée d’ingérence sur le Brexit

#ProudBear se présente sur son site internet comme un collectif du renseignement russe qui a œuvré pendant des années à « libérer le peuple britannique de l’Union Européenne ». Une collecte de fonds est organisée sur le site pour financer une campagne sur l’écran géant de la station Waterloo. Les Livres Sterling sont autant les bienvenues que les Roubles russes – mais surtout « pas les Euros ».

Brexit - ingérence Russe

L’ombre russe a plané sur le Brexit : d’importants soupçons d’ingérence sont apparus après le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Le leader du mouvement Leave.EU, qui avait financé une campagne pro-Brexit de plusieurs millions de Livres, avait notamment rencontré à plusieurs reprises l’ambassadeur russe au Royaume-Uni. Le Times avait également établi que plus de 150.000 comptes Twitter très actifs sur le #Brexit provenaient d’individus basés en Russie.

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